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vendredi 1 janvier 2016

Galères de GROS


Quatorze situations pénibles de la vie d'un(e) obèse

En cadeau, un petit recueil des quelques affronts quotidiens subis par les « grosses » et les « gros ».


Quatorze situations de la vie pas courante d’un(e) obèse.


Dans l’ascenseur
- La plaque de sécurité annonce : « Charge maxi 10 personnes, 800 kgs ».
Un ascenseur limité à 10 nains personnes de petite taille ?
- A l’étage, l’alerte sonore de surpoids se déclenche.
Tous les regards se tournent vers le gros du fond, coupable présumé … et rarement vers celle ou celui qui vient de monter en dernier.

Dans le sas de sécurité de la banque
- L’écriteau précise : « Posez vos 2 pieds sur le tapis »
Et la voix off de l’alerte indique aussitôt : « Une seule personne est autorisée dans le sas »
Il faudra combien d’années pour laver cet affront ?

Dans la boutique de fringues
- La vendeuse : « Entrez Monsieur, j’ai votre taille … »
Pourquoi, je suis à poil là ? Impossible à habiller ailleurs, sûrement ...
- Qui a inventé ces minuscules cabines d’essayage ?
 Avec le rideau qui s’écarte à chaque soupir.
- Le vendeur : « Désolé, je n’ai pas plus grand … »
On peut essayer la housse ? Une bâche ?
- Rayon grande taille 1 : Les « grosses » ne portent que des robes à fleurs ?
C’est vrai, la grosse fleur çà mincit bien.
- Rayon grande taille 2 :  Les « gros » n’aiment que les vestes à gros carreaux ?
Les pôvres minces n’ont que des costards gris, noirs ou bleus unis à se mettre.
- Dans la cabine d’essayage, la vendeuse ouvrant le rideau sans prévenir : « Excusez-moi, je voudrais voir comment çà va … »
T’as raison, te gènes pas. Un gros n’est pas une personne, tu seras pas accusées de voyeurisme.

A la terrasse du café
Entendu régulièrement par l’obèse qui mange un sandwich à 15h00 (parce qu’il n’a pas eu le temps avant … même un gros çà bosse)
- Le passant à son voisin : «  Déjà qu’il est gros, il devrait moins bouffer »
Et toi, devenir moins con …

dimanche 22 juin 2014

Alzheimer : Il cherchait son ailleurs

Le témoignage d'une épouse, accompagnatrice pendant 10 années d'un malade Alzheimer.

Ce témoignage a été écrit par Charlotte. 
Agée de 84 ans, elle a été pendant dix années, le coach involontaire de son mari atteint de la maladie d'Alzheimer.

Un récit d'engagement et d'amour.

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«  J’ai égaré mes lunettes,       
J’ai perdu mon portefeuille,              
J’ai oublié ma course au village,                   
Qu’ai-je fait de ce papier ? 
Je ne sais plus quel jour nous sommes, ni quel mois. »

                                                  
Et oui, on imagine mal que son conjoint si maniaque, si soigneux puisse poser autant de questions négatives. Bof, on sourit… Les jours passent et l’on s’inquiète quand même un peu.
On veut vous rassurer, c’est l’âge, rien de grave, un peu d’humour, un peu de patience, évitons de penser à l’impensable. La réalité arrive. Des tests vous assomment un matin.  Un seul mot « Alzheimer ». Vous restez ahurie.
Il y a surement  exagération, erreur, cela ne peut pas vous arriver. L’homme a changé. Pourtant, il s’agit bien de l’être qui vit près de vous depuis 50 ans. Il est là, luttant avec conscience de ses défaillances. Les neurologues, psychologues, orthophonistes, médicaments, vous rassurent, mais les angoisses s’installent.
Et le temps passe. Un an déjà, deux ans bien sûr, trois ans …  On évalue la situation, sans progrès, mais il y a l’espoir. Alors, on s’accroche. Personne n’aurait pu croire en ma patience. Non, j’étais expéditive par nature. Or, un seul mot, Alzheimer, venait de m’apprendre à marcher sur des œufs. Il fallait bien, il n’était pas responsable de cette maladie, ni congénitale, ni contagieuse.
J’avais choisi de lui dire « oui » pour le meilleur et pour le pire en 1953. Je lui devais d’être encore là aujourd’hui, dans le pire, puisqu’il m’avait jusqu’alors offert le meilleur de la vie. Nous étions en l’an 2000.
Au diagnostic de la maladie, je me suis engagée de suite, le cœur vaillant dans cette bataille, appréhendée pourtant, mais pas vraiment envisagée. J’ignorais aussi qu’il fallait posséder un système nerveux à toutes épreuves. Ce fut une guerre, pas celle de cent ans, mais dix années seulement qui en valaient autant.