jeudi 22 septembre 2016

Comment je double mon pouvoir d’achat

Article (très mal) sponsorisé

Qui n’a pas rêvé un jour d’augmenter son pouvoir d’achat, sans pour autant travailler plus ?
Aujourd’hui grâce à Internet, la méthode exclusive « Vivre Mieux » de Ton Père vous permet d’atteindre cet objectif immédiatement, sans connaissances spéciales, sans formation, sans aucun effort ni un seul Euro d'investissement.

Alice raconte « Au début, j’y ai pas cru. Je l’avais dis à Gaston mon mari, que çà serait bien si on n’aurait moins de problèmes avec l’argent. Maintenant, c’est fait et je peux dire à ceux qui le croivent pas, qu’y faut jamais baisser les bras ».

Toute la méthode « Vivre Mieux » repose sur un principe simple qui affirme : le premier argent gagné est celui que l’on n’a pas dépensé ! Et le témoignage d’Alice, utilisatrice satisfaite, est sur ce point édifiant : « Avec mes économies, j’ai pu rapidement me faire plaisir, m’offrir des bijoux et surtout acheter une nouvelle voiture ».


La méthode Vivre Mieux permet de doubler facilement votre pouvoir d'achat.

La nouvelle voiture que j’ai pu m’acheter avec toutes mes économies.

Comment fonctionne la méthode exclusive « Vivre Mieux » ? Pour atteindre par exemple un objectif de doublement de son pouvoir d’achat, le processus est très simple : il suffit de diviser par deux ses dépenses.
Certes, le système peut paraître élémentaire, mais encore fallait-il y penser. Le gouvernement lui-même et de nombreux politiques, mène des études sur l’efficacité de ce principe en période de crise.

Comment faire concrètement ? Si chacun à sa méthode, voici quelques exemples des meilleures réalisations de nos lecteurs :
- revendre la voiture de sa femme
- faire supprimer son compteur EDF
- cesser de faire des cadeaux à ses enfants
- rester à la maison au lieu de dépenser bêtement en vacances
- supprimer de sa liste de course : la viande, le poisson et tous les produits frais, les lames de rasoirs, les alcools, la lessive, le gasoil, le(s) préservatif(s), le tabac, etc. … (la liste n’est pas exhaustive).

Ainsi, en n'achetant rien on dépense moins et grâce aux économies réalisées, il devient possible d’acheter deux fois plus de rien.

jeudi 8 septembre 2016

Nique ton Bac français

Traduction de "Crépuscule" la poésie de Victor Hugo proposée au Bac
La dernière épreuve de français des BAC S et ES a soulevé un tollé général sur les réseaux sociaux. 

Les étudiants de ces sections qui constituent la future élite de notre nation, ont peu goûté les charmes (certes un peu désuets) de « Crépuscule » la poésie de Victor Hugo qui était soumise à leurs commentaires.

Pas loin de 30.000 tweets sont venus recadrer sévèrement l’auteur de ce texte. En voici quelques exemples :


« Nique ta mère Victor Hugo »
« Crépuscule de merde, Victor Hugo, tu fais chié à écrire des poèmes comme sa ! avec ta nature, ta vie et ta mort à deux balles ! »
« Victor Hugo, c’est un fils de pute »
« Tu pu vraiment enfoiré, avec ton crépuscule du cul là ! »
« Victor Hugo je te retiens salopard ! Y’a rien a dire pr un commentaire sur ta poésie ou ca parle d’une tombe et d’1 brin d’herbe »
« Moi perso, je nique Victor Hugo »


Etc. …

Notons en l’espèce, les carences de l’Education Nationale, qui s’est montrée incapable d’adapter le texte aux attentes des candidats.

Afin de faciliter aujourd’hui l’accès à cette poésie et pour aider nos jeunes à en comprendre l'importance, en voici une version simplifiée. Vous voudrez bien nous excuser d’en avoir mal retraduit tout le sens et gommé les nuances, ainsi que d’en avoir massacré les rimes.


Crépuscule (de ta race)
Un poème de Victor Hugo (FDP 1802 – 1885)

Il y avait de la flotte près de la forêt,
Mais pas une seule meuf en vue.

Il n’y en avait pas non plus sur la montagne.
Par contre, il y avait des gens qui passaient et qui allaient baiser dans l’herbe.

Niquez, niquez et roulez-vous des pelles !
Quand vous serez morts vous niquerez plus.

Du reste, si t’as bien baisé, Dieu t’aura à la bonne,
Et aujourd’hui même si ta meuf est bonne, un jour on l’enterrera.

Il y a une baraque pas loin et on entend un bouseux qui marche,
Et en plus, çà pèle. 
(C’est vrai, on voit pas trop le rapport - Note du traducteur)

Alors, ramène ta fraise avant qu’il fasse jour,
Et (re) nique ta meuf pendant qu’elle est vivante,
Tu pourras juste prier, quand elle sera morte.


A vos commentaires !


Pour ceux que le vrai texte intéresse encore … :

L’étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
Frissonne; au fond du bois la clairière apparaît ;
Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?

Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
Vous qui passez dans l’ombre, êtes-vous des amants ?
Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines ;
L’herbe s’éveille et parle aux sépulcres dormants.

Que dit-il, le brin d’herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe ;
Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.

Dieu veut qu’on ait aimé. Vivez ! faites envie,
Ô couples qui passez sous le vert coudrier.
Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,
On emporta d’amour, on l’emploie à prier.

Les mortes d’aujourd’hui furent jadis les belles.
Le ver luisant dans l’ombre erre avec son flambeau.
Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles,
Le brin d’herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau.

La forme d’un toit noir dessine une chaumière ; 
On entend dans les prés le pas lourd du faucheur ;
L’étoile aux cieux, ainsi qu’une fleur de lumière,
Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur.

Aimez-vous ! c’est le mois où les fraises sont mûres.
L’ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents,
Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures,
Les prières des morts aux baisers des vivants.

VH